Qui n’a jamais rêvé de savoir jouer spontanément au piano.
Mon fils me disait encore il y a quelques jours : « J’ai l’impression que, si je m’y mettais, je pourrais jouer. J’en ai même rêvé cette nuit. Je me mettais au piano et je jouais comme un dieu. »
S’il savait !
Je sais très bien de quoi il parle, car j’ai souvent fait le même rêve dans mes jeunes années de conservatoire. Cette envie que le piano soit un prolongement de soi-même, tout naturellement. Que ce soit fluide et ludique. Et tout cela sans effort.
Évidemment, le « sans effort », tu sais très bien que ce n’est pas possible. Et quiconque te dit le contraire doit t’inspirer de la méfiance et du scepticisme.
En revanche, que cela puisse devenir un jour ludique, fluide et spontané, ça, c’est possible d’en rêver. Car j’ai réussi à l’acquérir. Moi, ancienne dépendante totale des partitions.
Cela s’appelle l’improvisation.
Car finalement, c’est quoi improviser ? C’est parler musique avec son instrument. Jouer ce qu’on entend dans sa tête et exprimer ce qu’on ressent par un discours sonore spontané. C’est jouer de la musique, au piano, sans avoir appris le texte au préalable. Celui-ci est bien sûr moins élaboré qu’une composition, mais il n’en procure pas moins beaucoup de plaisir à celui qui joue, comme à celui qui l’entend.
La musique n’a pas besoin d’être compliquée pour toucher.
Est-ce que cela veut dire que l’on n’a pas besoin de pratiquer, de s’entraîner à le faire, de répéter des éléments trouvé ou appris ?
Non.
Mais sortir de l’obligation d’apprendre une partition pendant des semaines ?
Oui.
L’impro, c’est tous les jours ou presque que tu dois en faire pour pouvoir commencer à en devenir capable.
Ça ne naît pas de rien, chez les pianistes touchés par un esprit divin. Et tout ce que tu pourrais lire ou voir qui te donne cette impression est faux ou incomplet, crois-moi !
Ta propre partition s’écrit de jour en jour, au fur et à mesure de tes expériences au piano avec le son, avec le rythme. Il faut expérimenter, jouer, rejouer, se demander si tu aimes, retenir ce qui t’a plu et laisser de côté ce qui t’a déplu.
Mais tu te dis peut-être : c’est bien gentil… que faire concrètement tous les jours ?
Tu as peut-être déjà essayé des méthodes, des livres, des vidéos sur YouTube. Certains contenus t’ont déjà intéressé sur le sujet, et d’autres t’ont peut-être aussi donné l’impression d’être devant une montagne.
Combien de méthodes en mode dictionnaire imbuvable as-tu essayé ? De véritables encyclopédies d’accords, de gammes aussi lourdes qu’un parpaing et qui t’écrase le pied en tombant du pupitre du piano…
Depuis que je m’intéresse au sujet, en tant qu’autodidacte, j’en ai lu des livres, ouvert des méthodes… Beaucoup ne sont rien d’autre que de la théorie en bloc, à un niveau que tu n’as certainement pas. Et c’est d’autant plus vrai si ces méthodes parlent de jazz, ce style qui demande tant de connaissances sur les accords et les modes.
Le style classique pose moins ce problème là, mais il y a une contrepartie plus que gênante. Il n’y en a pas !
Si tu es tombé sur des méthodes d’improvisation classique, c’est que tu as bien cherché, et alors bravo ! Je veux bien que tu me partages leurs références ou leur lien.
Il y en a si peu qui s’intéresse à enseigner l’improvisation de style classique, à part au conservatoire national supérieur, la classe de Jean-François Zygel. Mais peux-tu entrer dans cette école ? Moi, non.
Souvent, ce qu’on trouve sur l’improvisation en style classique est encore une fois bien rébarbatif et ne nous connecte pas au son et à notre ressenti.
Personnellement, j’ai commencé il y a environ 15 ans. J’ai erré de méthode en méthode. Parfois, j’ai arrêté durant des mois, prise par d’autres priorités, puis repris avec toujours plus de plaisir. J’ai remarqué que, dès que le piano devenait lourd à porter, que ma motivation face à mon instrument diminuait, l’improvisation était un formidable “booster”, et c’était reparti de plus belle dans cette histoire d’amour envers la musique, par-delà même l’instrument utilisé.
Car oui, c’est aussi ça l’avantage : pouvoir toucher à d’autres instruments en dilettante de temps à autre et rapidement se faire plaisir. C’est une histoire d’amour qu’on développe envers un langage sans mot, juste des ressentis.
En somme : la musique transcende l'outil. C'est le langage universel qu'on apprend qui compte, pas l'instrument spécifique.
J’ai fait du violon, du violoncelle, du chant par le passé, de la guitare avec mon fils aîné, de la batterie avec mon fils cadet, et je sais que je peux prendre maintenant tout instrument à cordes ou percussion et me faire plaisir modestement, seule ou à plusieurs.
Quelle cadeau !
J'exclus pour moi les instruments à vent, qui sont une véritable tannée pour obtenir un son buvable.
La musique est la même quelque soit l’outil, tant qu’on a appris à la connaître et à la parler de l’intérieur.
J’ai souvent alterné entre des moments de pur ressenti à l’instrument (aux instruments), d’écoute du son, et d’autres moments de progression théorique de mes connaissances. Et je continue encore à le faire aujourd’hui.
Car on n’a jamais fini.
Et c’est cela que je te conseille de faire :
Ressenti – connaissance – savoir-faire – ressenti – connaissances – etc.
Prends chaque élément théorique existant dans la musique et va le jouer au piano dans une tonalité donnée. Fais-le avec tes possibilités techniques et tes connaissances actuelles voir même en dessous pour être dans le confort. Varie de plus en plus les tonalités en descendant progressivement ce qu’on appelle le cycle des quintes.
Par exemple, si tu apprends la gamme de mi majeur, va te perdre à jouer les notes avec un ou deux doigts tranquillement en changeant de direction, en écoutant ton son à ton instrument, là maintenant. Qu'est-ce que ça te fait ? Pose-toi juste la question sans répondre forcément avec des mots.
Prends le temps.
Si tu apprends la cadence parfaite, va jouer juste la basse I IV V I dans les tonalités que tu connais déjà. Change régulièrement de direction, de tonalité. Amuse-toi avec. Ajoute juste une note des accords à la main droite de temps en temps. Mais vas-y doucement ! on est déjà dans de l'élaboré.
Crée-toi une image mentale de la musique.
Plusieurs petites au début puis assemble les en une immense fresque interne dans laquelle tu places les éléments dans une architecture qui se complète à chaque nouvelle notion. Et joue tout ça, incarne-le à l’instrument.
Tout dois y passer : les notes, les gammes, les intervalles, les accords, le rythme, les styles. Chante les notes, tape les rythmes sur tes genoux.
Tout ça ne fait pas que « se comprendre », cela se vit.
Et n’ai pas peur de te tromper, de faire de “fausses notes”. Il n’y a pas de mauvaises notes, mais que de mauvaises façons de poursuivre.
Mais tout cela est loin d’être facile.
Simple, mais pas facile.
Parce qu’on a besoin de prendre les choses avec progressivité et méthode.
C’est ce que je te propose de faire dans ma toute nouvelle formation, la première de 2025. Et elle s’adresse à toi surtout si tu n’as jamais improvisé, ou très peu.
Elle s’adresse à toi si tu en as peur aussi !
Je l’ai appelée pour cette raison :
Improvisation, les premiers pas : pour être enfin capable d’improviser au piano sans manquer d’inspiration et en te libérant de toute partition.
C’est le premier volet d’une série, car il y en aura d’autres pour les plus avancés.
Avec cette formation :
Maîtrise le clavier grâce aux cellules primordiales qui révèlent la logique cachée du piano
Construis tes premiers ensembles de notes pour improviser des mélodies
Découvre les 3 tétracordes fondateurs qui débloquent toute la théorie des gammes
Comprends enfin les gammes avec une approche innovante et visuelle
Exploite la puissance de la quinte, l'intervalle roi de l'harmonie et réinvente là avec une perspective totalement nouvelle
Improvise tes premières sessions avec confiance et créativité, en étant totalement guidé(e)
Libère ta créativité lors d'une récréation ludique sur les touches noires, sans prise de tête
Maîtrise les tierces majeures et mineures, piliers de construction des accords pour une main gauche accompagnante
Forme tes premiers accords de 3 sons et donne vie à ta main gauche
Joue avec la gamme pentatonique majeure, ton passeport pour l'improvisation instantanée
Explore la gamme pentatonique mineure et crée des mélodies expressives immédiatement
Mémorise le schéma magique qui résume en un seul coup d’oeil la plupart des notions théorique essentielles pour improviser.
Et ce n'est pas tout ! En bonus, je t'ai aussi ajouté le replay d'un atelier pratique en live sur la formation de l'oreille pour devenir capable de retrouver au piano ce que tu entends dans ta tête. Plutôt important pour l'improvisation !
J’ouvre cette formation aujourd’hui, alors que je suis encore dans la phase finale de sa création. Certaines vidéos sont encore à monter et à exporter cette semaine (il y en a déjà 13 mais 5 arrivent).
Les premiers élèves profiteront donc d’un tarif réduit, car ils me rejoignent au moment où le programme se construit encore.
Bien sûr, tout ce qui sera ajouté te sera accessible automatiquement.
À très vite de l’autre côté.